samedi 30 novembre 2013

Red Wings New Arena, an architectural proposal for Detroit

En Août dernier, le voyage aux Etats Unis a pris un tour inattendu à Détroit. Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog en septembre, la rencontre avec cette ville m’a beaucoup donné à penser. En essayant de mettre des mots sur ce que j’avais vu et ressenti, je suis allé farfouiller sur le web. C’est comme cela que j’apprends qu’un nouveau stade de hockey sur glace est envisagé juste à coté du Fox Theatre, pour l’équipe locale qui est l’une des plus importante du pays, et que le montage financier vient d’être finalisé – environ 560 millions de dollars, pour un stade couvert de 17.000 places, sur un terrain de 30 hectares, avec parkings, boutiques, logements, hôtels et bureaux.
Ne me demandez pourquoi j’ai voulu en savoir un peu plus, je suis encore incapable de le dire. Toujours est-il qu’en saisissant « red wings new arena » sur le moteur recherche que vous savez, et je tombe sur deux propositions architecturales.  Mon sang se glace de ce que je vois. Le raisonnement qui suit se fera dans une fraction de seconde. « Si Détroit, qui va mal, accepte de produire de si mauvaises choses, elle n’est pas prête de se relever, et ce n’est pas possible. Si je ne parle pas, les pierres elles mêmes crieront (Lc 19,40) » (Que la référence biblique ne vous gène pas, cela fait partie de mon imaginaire – mais je ne suis pas pour autant le Christ arrivant à Jérusalem !!!).
L’affaire aurait pu en rester à cette réaction, mais parfois nous prononçons des mots qui opèrent ce qu’ils disent. Trois mois plus tard, le projet est finalisé, sous forme d’une esquisse complète. Un dossier de 50 pages propose une vision à la fois sobre et spectaculaire d’un bâtiment inscrit dans la ville et sa culture, décline un parti architectural et urbain qui refuse l’objet sculptural et solitaire, développe de nouveaux éléments de programme qui puissent participer au renouveau social et économique de Détroit.
Il est utile de préciser que ce travail ne répond à aucune commande ni concours. Fournir tant de travail de manière aussi gratuite peut paraitre assez fou. Ça l’est certainement, mais la question n’est pas là. Quand l’évidence se fait jour de devoir aller plus loin dans sa vie, et qu’à ce carrefour on croise une route que l’on n’aurait pu voir autrement, une conjonction s’opère. Et il n’y a pas à hésiter. Au final, j'ai confirmé ma capacité à maitriser la complexité et la grande échelle en tenant un récit de bout en bout et sans rien lâcher de ma manière de penser l’architecture. Plus encore cela a soudé l'équipe naissante. Rien que pour ça, le jeu en valait la peine. 

Last August , the trip to the United States took an unexpected turn in Detroit. As I‘ve wrtiien in this blog in September, the encounter with this city gave me a lot to think about. Trying to put into words what I saw and felt, I went rummaging on the web. This is how I learned that a new ice hockey stadium was planned right next to the Fox Theatre for the home team, which is one of the famous in the Nation, and that the financial package has just be finalized - about $ 560M for a 17,000-seat indoor stadium, on a plot of 75 acre, with parking lots, shops, housing, hotels and offices.
Do not ask me why I wanted to know a little more, I am still unable to say. By entering "Red Wings new arena" on the search engine you know, I found two architectural proposals. My blood freezes what I see. The following reasoning will be in a split second. "If Detroit, recovering, agrees to produce such bad things, it’s not ready to rise again, and this is not possible. If I do not speak , the stones will cry themselves (Luke 19.40)" (What the Bible reference does not bother you, this is part of my imagination - but I'm not at all Christ arriving in Jerusalem!).
The case could have stopped with this reaction, but sometimes we pronounce words that operate what they say. Three months later, the project is finalized, as a complete design. A record of 50 pages offers a vision that is both a sober and spectacular building part of the city and its culture, declines architectural and urban choises that refuses sculptural and lonely object, develops new program elements that can participate to the social and economic revival of Detroit.
It is worth noting that this work does not respond to order or contest. Provide so much work in a free move may seem pretty crazy. It is, certainly, but the question is not there. When evidence is emerging of having to go further in his life, and at this junction there's a road that we would not otherwise see, a conjunction occurs. And there is no hesitation. After all, I confirmed my ability to master the complexity and large dimension  with holding a purpose from beginning to end and without releasing anything of my way to think about architecture. Furthermore it has welded the nascent team. Just for that, it’s worth the effort. 

le site, entre Woodward Ave (à G), Cass Ave (à Dr) et Downtown Detroit


Façade sur Woodward Avenue
Le site et l'intégration du projet: l'ensemble des parkings, commerces, bureaux et logements du programme sont organisés selon un grand axe qui se continue dans le down town derrière le Fox Theatre, zone totalement détruite. Cela assure le lien avec le centre historique, et connecte aussi le secteur de Cass avenue.






The Woodward Grand lobby
Intégration sur Woodward. Les échelles ont été particulièrement étudiées pour assurer l'urbanité du bâtiment: sa disposition en "front à rue" et sa masse assurent la continuité avec le down town et ses buildings historiques.

Jour d'inauguration !

Giulia à gauche, Olivier à droite, voici l'équipe en pleine discussion! Giulia at left, Olivier at right, here is the team in great talk!

Tragedy of a friendship, de Jan Fabre

La joute amoureuse de chevaliers brandissant des épées brillantes, une sirène à la queue argentée du papier aluminium, le timbre des notes recueilli dans les sacs plastique d’écouteuses captivées, mouvement inlassablement répété des naïades happées par les abimes et en échappant … les scènes frappantes de beauté ne manquent pas dans le dernier spectacle de Jan Fabre. Les scènes provocatrices aussi, qui ont fait rapidement fuir un public vite effarouché par du « sexuellement explicite » pourtant sans grand intérêt. Commandé par l’Opéra flamand pour le centenaire de la mort de Richard Wagner, ce retour en images scrute quelques thèmes des treize opéras du compositeur – et accessoirement son amitié avec Nietsche. L’artiste anversois y convoque  sans concession (3 heures et quart sans entracte !) l’arrière fond wagnérien fait d’ambiguïtés et de fantasme, de révolte et de rédemption. Parfois il fait mouche, parfois la complaisance lui fait rater sa cible. La scène finale du Crépuscule des dieux ouvre chez Wagner sur l’image d’une humanité libérée. Elle devient ici une scène de sexe débridé. Si orgie il y a, et en effet cela se conçoit, elle aurait ceci de paradoxal qu’elle serait amoureuse. Mais Jan Fabre se moque du contre-sens, et finalement, c’est pas mal. Car l’intérêt du spectacle est ailleurs, il est dans la prise de contrôle d’un imaginaire par un autre imaginaire. Car nous n’avons pas assisté à  « Wagner vu par Jan Fabre », mais à un autoportrait de Jan Fabre,  qui cherche à faire quelque chose du tissage d’échos, de références, de reformulations, de signes, de symboles qui résonnent dans son esprit. Serait-ce l’expression d’un nombrilisme insupportable ? On peut le croire, mais dans ce cas nous oublions que la pensée elle même procède ainsi. La pensée, donc la notre. Peut-être pas de manière aussi radicale, mais ne faut-il cette radicalité-là pour montrer la matière dont est fait notre esprit ? On peut se questionner sur la « mystique profane » de Jan Fabre, mais ne pas douter sur le fait que, comme tout mystique, il entrebâille des portes.

The loving joust of knights brandishing shiny swords, the silver foil tail of the mermaid, the notes collected in plastic bags by captivated listeners,  the tirelessly repeated movement of nymphs caught up in the abyss and beyond ... the striking and beautiful scenes is not lacking in the last show of Jan Fabre. Provocative scenes too, which made some people in the audience quickly leave, scared by "sexually explicit" yet without real interest. Commissioned by the Flemish Opera for the centenary of the death of Richard Wagner, the show is a return in pictures that scans some themes of the composer’s thirteen operas - and incidentally his friendship with Nietzsche. The Antwerp artist carries uncompromisingly (3:15 without intermission!) the Wagnerian background, made of ambiguities and fantasy, rebellion and redemption. Sometimes it's hit the bull’s eye, sometimes complacency makes him miss his target. The final scene of Götterdämmerung opens in Wagner on the image of a liberated humanity. Here it becomes a scene of unbridled sex. If orgy there, and indeed that is understandable, it is paradoxical that it would be an orgy of love. But Jan Fabre mocks against nonsense, and finally, it is not bad. Because the interest of the show is elsewhere, in the takeover of an imagination by another one. Because we did not attend "Wagner viewed by Jan Fabre", but a self-portrait of Jan Fabre, who is looking to do something with weaving echoes, references, reformulations , signs , symbols that resonate in his mind. Is this an expression of unbearable self-absorption? We might think, but in this case we forget that thought itself proceeds this way. Thought, therefore ours. Perhaps not so radically, but radicalism can show the material from which our mind is made. One's can question Jan Fabre's "secular mysticism", but do not doubt the fact that, like all mystical, it opens doors.


 

Quartett, de Luca Francesconi

Quartett est un opéra crée à la Scala de Milan en avril 2011, qui reprend le récit des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos à partir de la pièce de théâtre (1980) de Heiner Müller, mise en musique par Luca Francesconi (né en 1956). Deux protagonistes sont en scène, Valmont et la marquise de Merteuil, qui entre haine et amour vont achever de se déchirer. Ce règlement de comptes convoquera pendant une heure et demie le passé et le présent, eux-mêmes et leurs conquêtes érotiques. Histoire profondément violente, et dont le nihilisme glace le sang tant il interpelle. Heiner Müller et Luca Francesconi ont donc tour à tour parfaitement maitrisé leur propos.
A cette réussite répond celle de la mise en scène de Alex Ollé / La fura dels Baus et de son scénographe Alex Ollé. Le livret indique le lieu de l’action : « un salon à Paris pendant la Révolution Française, un bunker après la 3e guerre mondiale ». La musique exprime l’action  sur scène avec un orchestre dans la fosse, et un autre derrière la scène (à Lille, la bande-son de l’orchestre de la Scala) joue quand les personnages évoquent le passé ou leurs émotions. La mise en scène répond à ce dispositif musical de la même manière polyphonique, avec un décor incroyable. Il s’agit d’une boite flottant au milieu de la cage de scène, où évoluent les chanteurs, et de projections vidéo sur la totalité du fond de scène. La relation entre le temps (la musique) et l’espace (le décor, els projections) était captivante. Il est  véritablement rare de voir un spectacle d’opéra à ce point cohérent, rigoureux, intelligent et qui serve absolument l’émotion. C’est pourtant bien là l’enjeu du genre opéra : tenir en un tout la musique, l’histoire, les images.
Il faut que l’art et la technique suivent pour que le propos « fonctionne ». Comment en effet faire tenir en l’air, et sans à priori de point porteur, cette boite à la fois abstraite et réelle ? Pour obtenir à cette suspension impressionnante, le dispositif est parfaitement intelligent : de trois cadres placés dans les coulisses partent un réseau de câbles qui les relies à trois autres cadres plus petits structurant la boite. Il s’agit en fait d’une énorme roue de bicyclette. C’est toujours une grande chose quand l’ingénierie rejoint l’art. Ici, c’est même une leçon. Bravo à l’équipe artistique, et à Caroline Sonrier pour son audace d’avoir remonté ce spectacle.

Quartett is an opera created at La Scala in Milan in April 201, which takes up the story of « les liaisons dangereuses » by Choderlos de Laclos from the play (1980) by Heiner Müller, set to music by Luca Francesconi (born in 1956). Two players are on stage, Valmont and the Marquise de Merteuil, who, between hate and love, will tear up themselves. This reckoning will set for an hour and a half past and present, themselves and their erotic conquests. Deeply violent history, whose bloodcurdling nihilism as it calls. Heiner Müller and Luca Francesconi perfectly mastered their aim.
At this success meets the staging of Alex Ollé / La Fura dels Baus and its designer Alex Ollé.The libretto indicates the location of the action : a living room in Paris during the French Revolution, a bunker after the 3rd World War. " Music showcases the present action with an orchestra in the pit, and another  behind the stage plays when the characters evoke the past, or their emotions. Staging responds to the music with an amazing set. It's a box floating in the middle of the stage, in which the two characters evolves. Behind, giant projections, pictures that highlight the emotions. The relation established between time (music) and space (the set, the projections ) was captivating. And it is so rare that a show of opera comes to such a result, while yet it must be the aesthetic goal of any musical show : links together music, story, images.
Especialy, the set was impressive and very clever. It has three frames in the wings, which are connected by cables to three smaller frames that hold the box suspended box. In fact, it is a huge bicycle wheel. It's great when an engineering job cuts a work of art. In this case, it's even a lesson. « Bravo » to those with the vision and bravery to do something so groundbreaking!







Adicodes Urbawood Euratechnologies : le chantier / construction

Tout avance bon train pour une livraison en temps et heure en février prochain. Place maintenant aux derniers détails de mise en couleur, de luminaires, de mobilier. Car il est question de livrer un produit fini. La conception ne s’arrête pas aux portes du chantier !

Everything goes forward for delivery in good time next February. Now it’s time for the final details of coloring, lighting, furniture. Because it is about to deliver a finished product. The design does not stop at the gates of the construction site!


vendredi 29 novembre 2013

Adicodes Urbawood Euratechnologies

Ce projet est dans le prolongement des Bureaux du Groupe HEI+ISA+ISEN réalisé l’an dernier. Il s’agit de mettre en place des espaces de co-conception dans lesquels pourront travailler des équipes d’étudiants de formations différentes sur des projets innovants, avec des méthodes sollicitant et favorisant la créativité. Ce projet exige des locaux particulièrement adaptés qui puissent offrir une multiplicité d’usages et de dispositions, suivant le travail à effectuer : espaces projets, salles de co-design, de brain-storming, de décision, de mises en commun…  Plus encore que pour les bureaux du Groupe l’accent est mis sur l’invisibilité de l’aménagement au profit des personnes qui y travailleront. L’objectif est bien de les mettre en scène, et de rendre perceptible dès l’entrée le travail d’équipe, l’imagination, l’audace. 
Localisé à Lille sur le site Euratechnologies, pôle d'excellence économique dédié aux Technologies de l'information et de la communication, ce projet est abrité dans un bâtiment lui-même innovant. Urbawood est en effet un prototype de bâtiment industrialisé et modulaire de trois étage entièrement en bois, y compris sa cage d’ascenseur – ce qui  est une première. Il offre de nombreuses possibilités en terme de rapidité d’exécution, de performance énergétique (Bâtiment Basse Consommation), et d’adaptabilité réglementaire (classement en Edifice Recevant du Public).  Les façades elles-mêmes peuvent faire l’objet de nombreuses variantes, ce qui offre une souplesse réelle pour imaginer la présence urbaine et paysagère du bâtiment.

Projet#80, avec GERIM contractant général et NACARAT. Achèvement 1er trimestre 2014. R+3 2500m2. Travaux bâtiment 2,65M€HT. Aménagements intérieurs sur 2000m2 750.000€HT hors mobilier.

This project is in line with Group HEI+ISA+ISEN offices made ​​last year. The purpose is to set up co-design spaces in which can work teams of students from different backgrounds on innovative projects with methods that promotes creativity. This project requires particularly suitable premises that can offer a multiplicity of uses and placements, depending on the work to be performed: space projects, co-design room, brainstorming lounge, decision-making room... Much more than for the Group’s offices, focus is on the invisibility of interior design, for the benefit of people who will work there. The objective is to put in scene, and make visible people,  teamwork, imagination, wit and boldness.
Located in Lille on Euratechnologies site, dedicated economic center of excellence in Information Technology and Communication, the project is housed in an innovative building. Urbawood is a prototype of industrialized modular three storey building entirely of wood, including the elevator shaft - which is a French première. It offers many possibilities in terms of timeliness, energy performance (Low Consumption Building), and regulatory flexibility (ranking Building open to the public). Facades themselves can offers many variations and flexibility to imagine the building’s urban and landscaped presence.

Project # 80. With GERIM general contractor and NACARAT. Completion first quarter 2014. 27,000 sq ft. Building €2.65M. Interior design €750,000 VAT and furniture excl.





Chapelle Universitaire de l’Institut Catholique de Lille / Chapel of the Catholic University of Lille

La Chapelle de l’Université, construite vers 1910 en style néo-gothique est un large vaisseau de 12m de large, 50 de long, 15 de haut. Elle sert aujourd’hui essentiellement de salle d’examen, et de lieu de culte pour les grandes fêtes de l’année liturgique. La volonté de positionner l’aumônerie au centre du campus a amené toute une réflexion sur l’usage de la chapelle, initiée en 2010. L’étude à permis d’assurer la faisabilité du projet, un projet détaillé sera finalisé début 2014.
Il est en effet possible de rendre ce bâtiment plus souple et adapté à de nombreux usages, qu’ils soient religieux, pédagogiques, culturels et de rencontre. Pour ce faire les locaux de l’aumônerie sont installés au sous-sol. Un escalier interne la raccorde directement à un oratoire (chapelle de jour) très clairement lisible et accessible depuis le couloir du Rez-de-Chaussée de l’Hôtel académique. L’oratoire est en liaison directe avec le chœur de la chapelle qui devient le lieu de prière de l’aumônerie. Cet espace est matérialisé par une « boite », système composé de cloisons latérales et d’auvents qui  assurent sa visibilité et, à l’intérieur, pour les fidèles, une intimité nécessaire. Le mur séparatif d’avec la nef est rétractable, de telle sorte que le choeur peut être utilisé en petite ou grande configuration, avec ou sans la nef, selon les besoins d’utilisation pouvant aller jusqu’à 400 personnes.
L’efficacité fonctionnelle et économique du projet commande de créer un équipement à la fois souple et simple. Ainsi le projet s’adapte aisément à tous les besoins et assure à chaque fois une parfaite lisibilité des volumes et des espaces. En outre le projet favorise les formes épurées et une sobriété d'autant plus éloquente qu'elle est très organisée et prend en compte l’ensemble du lieu. C'est de cette manière que le dialogue est envisagé avec le bâtiment existant néo-gothique: il devient un écrin.
La démarche toute entière est placée sous le signe de l’économie de moyen. Cette esthétique est une chance, celle d’une « sobrieta ebrietas » : la simplicité est rendue éloquente par la justesse des proportions, l’exactitude des relations, l’évidence symbolique, les lumières et les couleurs dont elle est parée. Sans bavardage ni gesticulation, la nouvelle chapelle est le lieu de rassemblement qui exprime les valeurs d’ouverture et de conviction de l’Université

Projet # 79. 2010-2013. Phases esquisse et avant-projet sommaire. 1250m2. Budget estimé à env 1M€ hors remplacement des menuiseries ext et rénovation+création des vitraux. Modèle numérique réalisé par Olivier Nicostrate

The University Chapel, built in 1910 in Neo- Gothic style is a large vessel of 40 ft wide, 165 long and 50 high. It now serves mainly for exams room, and for worship during the great feasts of the liturgical year. By putting the chaplaincy at the center of campus a wide reflection is leed on the use of the chapel, which was initiated in 2010. The study helped to ensure the feasibility of the project. A detailed plan will be finalized in early 2014.
It is possible to make the building more flexible and suitable for many uses, as religious, educational, cultural and encounters. To do this the chaplaincy premises are installed in the basement. An internal staircase connects it directly to an oratory (day chapel) clearly visible and accessible from the hallway of the Ground Floor of the Academic Building. The oratory is connected with the choir of the chapel and becomes the Chaplaincy chapel, for 100 people. This space is marked by a "box", a system with side walls and canopy that provide visibility and, inside, privacy. for the worshippers, The separating wall with the nave is retractable , so that the choir can be used in small or large configuration , with or without the nave, as required for use in case of large gathering, up to 400 people.
The functional and economic efficiency of the project needs to create a flexible and simple equipment. So the project can be easily adapted to all needs and ensures for each time a perfect readability of volumes and spaces. In addition, the project promotes clean lines and a eloquent simplicity. It is in this way that the dialogue is envisaged with the existing neo- Gothic building : it becomes a case.
The whole process is under the sign of the economy of means. This aesthetic is a chance,  that of a "sobrieta ebrietas". Simplicity makes ​​eloquently by the accuracy of proportions, the exactness of relations, the symbolic evidence , lights and colors which it is adorned . Without gossip or gesticulation the new chapel is the gathering place that expresses the values ​​of openness and conviction of the University.

Project # 79. 2010-2013. Sketch phase and preliminary design. 14,000 sq ft. Estimated approx €1M without exterior joinery replacement and stained glass windows creation + renovation. Digital model created by Olivier Nicostrate.