lundi 2 septembre 2013

Détroit méconnue / Unknown Detroit

New York parfois aussi prétentieuse que Paris , Philadelphie provinciale, Washington l'ennuyeuse, Chicago so smart. Et Detroit, Détroit la touchante. Oui, les rues sont quasi désertes un samedi après-midi, oui un tiers du centre ville est fait d'ilots bitumés qui servent de parking, ou d'immeubles abandonnés (il ne faut pas oublier, on est aux States, où tout est grand et où les chats ont 9 vies: un immeuble, c'est 20 étages minimum). Donc tout cela est impressionnant, et troublant, quant on sait que cette ville de 750.000 habitants en comptait 2 millions il y a 50 ans. Nous voilà au coeur du paradoxe américain: grandeur et misère. Mais jamais de défaitisme. Ce peuple est un peuple de forts.
J'avais pas mal lu sur Détroit avant de partir (ne serait-ce parce qu'aucun guide français ne traite de la ville), et nous avons pu le constater: les gens se bougent, les gens cherchent à redémarrer, les initiatives locales et populaires sont réelles, on le voit autant que l'on voit un paysage mité. Nous sommes arrivés un soir de match: les Détroit Lions ont d'ailleurs gagné (il parait que c'est une super équipe). Ambiance magnifique, populaire: les Harley qui pétaradent, les mecs qui friment dans leurs pick-up, les blacks qui chantent. J'ai pensé à Marseille, au Nord, un soir de victoire du RC Lens. 
Les similitudes sont nombreuses avec le Nord: esprit populaire, histoire industrielle épousant celle du pays, taux de chômage important et très hauts revenus. La zone métropolitaine est à peu près aussi importante qu'ici, entre le bassin minier et la Belgique. Que d'informations à saisir dans un espace si vaste que tout semblerait échapper. Il m'a fallu trois semaine pour commencer à saisir pourquoi Détroit me parle: je pense y avoir expérimenté quelque chose de fondamental,  l'un des grand mythe américain: la frontière. Détroit un terrain vierge? Tout y semble possible: imaginer une ville qui se réinvente et ce faisant pourrait anticiper sur nos propres avenirs urbains. Voici mon hypothèse: Détroit est peut-être une nouvelle frontière.

New York sometimes pretentious as Paris, Philadelphia quite provincial , Washington boring, Chicago so smart. And Detroit, Detroit the touching. Yes, the streets are almost deserted on a Saturday afternoon, yes, a third of the city center is made of asphalt islands that serve as parks, or abandoned buildings (do not forget, we are in the States, where everything is large and where the cats have nine lives: a building that is at least 20 floors). So all this is impressive, and disturbing, as we know that this city of 750,000 inhabitants had 2 million 50 years ago. We are at the heart of the American paradox : greatness and wretchedness . But never defeat. This Nation had a strong people.
I had read a lot about Detroit before leaving (because no French guide covers the city), and we have seen how people really move, how it looking to restart. Local initiatives and from the base are real, it's easy to see them how it's easy to see this void urban landscape. We arrived a night game: Detroit Lions have won (it seems that this is a great team). Wonderful atmosphere, popular: Harley that backfire , guys who show off in their pickup, some black people singing. I thought of Marseille, or Northern France one evening of RC Lens's victory.
There are many similarities with Northern France: popular mind, an industrial history close to the destiny of the Nation, high unemployment rate and very high incomes. The metropolitan area is nearly as important here, from the mining area to Belgium border. There are to many informations in such a vast space that all seem to escape.  It took me three weeks to begin to understand why Detroit speaks to me : I think I have experienced something fundamental , one of the very great American myth : the frontier. Everything here seems possible and especially imagine a city reinventing itself, and doing so could anticipate our own urban futures. Here's my hypothesis : Detroit may be a new frontier.


Beaucoup vont à Détroit pour ses incroyables friches industrielles à l'abandon, mais ça frise le voyeurisme, le "porn ruin" comme disent certains journalistes locaux, qui ont raison. C'est pourquoi je ne posterai pas de photos de ces endroits. Vous en trouverez partout sur le web et vous laisse faire.
Many go to Detroit for its incredible ruined industrial plants, but it borders on voyeurism, "ruin porn" as some say local journalists, who are right. This is why I do not post pictures of these places. You can find them anywhere on the web. I let you do.


"La grandeur du passé de Détroit, la promesse de son avenir": bannière sur un building en rénovation
"Rien n'arrête Détroit"
"Détroit est en train de se transformer en paradis"
"Détroit à besoin de toi!"

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