samedi 12 octobre 2013

Lucia di Lammermoor, de Gaetano Donizetti




Belle ouverture de saison à l’Opéra de Lille grâce à une prestation musicale remarquable.  La distribution est magnifique, en particulier le ténor Gregory Vasiliev, avec à la tête  de l'ensemble Roberto Rizzi Brignoli, chef d’orchestre d’une intelligence musicale saisissante. Il a su donner à l’orchestre de Gaetano Donizetti une présence absolument inattendue. Alors que je pensais Donizetti vaguement ennuyeux, j’ai découvert une musique expressive et sensible, ainsi qu’un tissu orchestral passionnant à écouter. Merci d’avoir ainsi déplacé mon jugement ! La mise en scène partait d’une proposition assez audacieuse. Un décor, des costumes, une gestuelle extrêmement sobres : adieu les brumes d’une Ecosse romantique ! Passé la surprise,  la proposition se tient et semble offrir la possibilité de rendre compte du drame. La scène 2 est d’ailleurs parfaite et arrive avec trois fois rien à évoquer les landes désertiques et l’errance de l’héroïne. Et pourtant, patatras ! Dès la scène suivante et pour toute la suite du spectacle, scène finale exceptée, le parti passe totalement aux oubliettes, et voici  devant nous les gestes stéréotypés de l’opéra de grand-papa,  le décor sagement disposé en arc de cercle ou en vis à vis., des lumières plates, des costumes ridicules. Comment peut-on arriver à si peu maitriser un propos ? Cela reste un mystère. A moins que ce soit le signe d’une incompétence totale. L’épure que présente les images de la maquette du décor d'Emmanuel Clolus rendront hommage à ce qui aurait pu être une parfaite réussite…

Beautiful season’s opening at the Opera de Lille with a remarkable musical performance. The cast is wonderful, especially the tenor Gregory Vasiliev, all headed by Roberto Rizzi Brignoli , conductor of great musical intelligence. He was able to reveal an absolutely unexpected presence to Gaetano Donizetti’s orchestra. I thought Donizetti vaguely boring, I discovered a sensitive and expressive music, as well as exciting to listen to orchestral fabric. Thanks to have moved my judgment! The stage started from a rather daring proposal. Decor, costumes, a very simple gesture: Farewell the mists of romantic Scotland! After the surprise, the proposal stands and seems to offer the possibility to render the drama. Scene 2 is also perfect and comes up with next to nothing to evoke the desert moors and the heroine’s wandering. And yet, boom! By the next scene and the whole rest of the show, except final scene, the position goes completely into oblivion, and here before us: stereotyped gestures of Opera from Grandpa, sets wisely arranged in arc or face to face, flat lights, silly costumes. How can arrive at so little mastered an idea? It remains a mystery. Unless it’s a sign of utter incompetence. The sketch that shows the set model by Emmanuel Clolus pay tribute to what would have been a complete success...






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