dimanche 5 janvier 2014

Hamlet, de Ambroise Thomas

La Monnaie-De Munt, Bruxelles. Vendredi 13 décembre 2013

Au lever de rideau, une volée de gradins occupe toute la largeur du plateau. Très rapidement ces gradins se transforment en quatre escaliers, tous  indépendants, qui offrent un maximum de combinaisons entre eux, associés à une scène tournante. Il en résulte des images mouvantes, à la fois concrètes et abstraites (on pense aux espaces de Escher) qui nous font plonger véritablement dans un univers mental. En l’occurrence celui de Hamlet. Associé à une direction d’acteur très simple et expressive, et une fois de plus le binôme Pierre-André Weitz  (scénographie) – Olivier Py (mise-en-scène) marche remarquablement bien. Interprétation musicale remarquable, toute la critique à en effet salué la performance de Stéphane Degout. Quant à la partition, ce n’est certes pas un chef d’œuvre, mais la forme du Grand Opéra, typique du XIXe Siècle français, en 5 actes, offre des possibilités dramatiques évidentes. Après avoir vu les saisons passées « Les Huguenots » et « Robert le Diable » de Meyerbeer, « Les Troyens »  de Berlioz, « Le Duc d’Albe » de Donizetti et « Don Carlos » de Verdi (ces deux dernières œuvres dans leurs versions originales en français, commandées et crées pour l’Opéra de Paris), Hamlet confirme l’intérêt de ces redécouvertes du chant français, avec sa prosodie, son rythme, sa musicalité. Au delà de différences stylistiques très nettes au cours de siècles, un lien très audible existe dans la manière de dire le français, de Rameau à Debussy, via ce Hamlet de Ambroise Thomas.
A lire dans la rubrique « vie intérieure »  le billet « de quoi Hamlet est-il le nom ? » il s’agit du texte de présentation de Olivier Py, issu du programme. Instructif et surtout pénétrant.

At the curtain raising, multitude of steps takes up the whole width of the stage. These steps turns very quickly into four stairs, all independent, offering maximum of combinations between them, combined with a revolving stage. The result are moving images, both concrete and abstract (one thinks Escher’s spaces) which make immerse ourself in a mental world. Namely that of Hamlet. Associated with a very simple and expressive actor direction, and once again the duo Pierre-André Weitz (scenography) - Olivier Py (direction) works remarkably well. Outstanding musical performance, everybbody indeed praised the performance of baryton Stéphane Degout. As for the score, this is certainly not a masterpiece, but the shape of Grand Opera, typical of French nineteenth Century, in 5 acts, obviously offers dramatic possibilities. After seeing the past seasons « Les Huguenots » and « Robert le Diable » by Meyerbeer , Berlioz's « Les Troyens » , « the Duke of Alva » by Donizetti and Verdi's « Don Carlos » ( this two in French original versions, ordered and created for the Paris Opera ), Hamlet confirms the interest of these rediscoveries of French singing, with its prosody, declamation, rhythm and clarity. Beyond stylistic differences over the centuries, a very audible link exists in the way of make music with the French language, from Rameau to Debussy , via this Hamlet by Ambroise Thomas.
To be read tagged « spirituality » the post « Of what Hamlet is the name ? ». It’s the presentation text by Olivier Py, excerpt from the programme booklet. Enlightening and, above all, perspicacious.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire