dimanche 28 septembre 2014

HEI 4 BAA : la session de rentrée

Comme chaque année, le Domaine Bâtiment-Aménagement-Architecture ouvre la nouvelle année universitaire par une session de rentrée. Les difficultés qu’ont nos étudiants à passer de l’abstraction scientifique aux réalités construites nous ont poussé à mettre en place une nouvelle pédagogie autour du thème central de la formation de ces futurs ingénieurs-concepteurs: le comportement des structures.
Dès le premier jour des groupes de dix étudiants ont été constitués, auxquels a été confié une mission : monter en quinze jours un cours d’environ une heure sur un sujet spécifique – les contreventements, les appuis, la flexion et la compression ; les portiques, poutres et porte à faux…. En procédant ainsi en « classes inversées » les étudiants sont doublement responsabilisés puisqu’ils apprennent autant pour eux-mêmes qu’ils s’apprennent les uns les autres.
Les cours-exposés doivent suivre un plan précis. Chaque groupe doit reprendre les acquis de RDM (Résistance des Matériaux) vus en HEI3 ; les expliciter avec la création d’un « objet pédagogique » (maquettes démontables, mécano, spaghettis mis en œuvre etc…) ; repérer le traitement architectural des comportement structuraux à travers une enquête photographique sur la métropole lilloise ; et enfin conclure avec l’analyse détaillée d’un bâtiment remarquable.
Pour accompagner ce travail d’un genre nouveau, un tutorat a été mis en place en seconde semaine libérée de tout autre cours, tandis que la première semaine a été l’occasion de plusieurs exercices d’initiation à la problématique : expérimentations corporelles des forces sollicitées dans les structures, analyse du nouvel atrium de HEI, découverte d’Euralille comme laboratoire de formes architecturales et de solutions techniques. En guise de conclusion à cette session, un « quizz » a permis d’évaluer le niveau général des étudiants et de repérer très en amont certains pouvant être en difficulté.
La dynamique de la démarche a reçu un accueil unanimement enthousiaste, qui s’est concrétisé par la qualité des cours-exposés. Au delà d’une « mise en train » qui donne sens à l’ensemble de l’année universitaire, la démarche pédagogique a tenté de créer chez les étudiants des réflexes de curiosité et de réflexion. En expérimentant par eux-mêmes qu’ils sont capables de comprendre et de savoir, la session de rentrée espère les avoir aidé à être davantage acteurs de leur formation que consommateurs de cours. Vaste programme…

contreventement

porte-à-faux

portiques
Merci aux enseignants du département qui ont participé comme tuteurs: Flore Brue, Julien Chamoin, Michael Broda. Et une dédicace spéciale pour Ana Ruiz Bowen!

 

Projet « scénographie » HEI 2

Le projet « scénographie » reprend cette année en HEI 2. Au thème d’Orphée (voir les billets du 5 janvier et du 23 juin 2014) succède un sujet différent, plus vaste : « une saison lyrique vue par… ». La variété des œuvres proposées par l’Opéra de Lille, qui traitent de sujets moins mythiques, est l’occasion de proposer aux étudiants d’en choisir l’une et d’en développer une interprétation : Idomeneo de Mozart, Le Petit Prince de Michael Lévinas, Solaris de Dai Fujikura (deux créations mondiales), Le Balcon de Peter Eötvös, Madama Butterfly de Puccini, et en guise d’exception Le Sacre du Printemps de Stravinsky, qui est une musique de ballet.
Comme l’an passé l’objectif est d’initier les étudiants à la conception de l’espace, à travers la création d’un projet de scénographie, une architecture éphémère. Avec une pédagogie plus précise. Un premier temps permettra la découverte des œuvres et de leurs contextes d’apparition, au terme duquel les étudiants auront explicité les rasions pour lesquelles  tel compositeur, dans telle époque, à créé telle œuvre.
Suivra un second temps d’esquisse des interprétations, associé à une recherche iconographique détaillée de références. En début de second semestre la visite des équipements scéniques de l’Opéra inaugurera la phase de mise au point des idées dans le strict cadre des possibilités techniques qu’offre l’Opéra de Lille – et elles sont nombreuses. Croquis et plans vont permettre aux étudiants de mettre en pratique les rudiments de dessins appris l’an dernier. Le rendu, début juin, se fera sous la forme d’un « journal de création » et d’une maquette au 1/20e.
Les soirées de spectacle et la possibilité d’assister aux générales participeront de l’expérience. Tous les étudiants auront ainsi vu avant le rendu final le spectacle proposé à partir de l’œuvre qu’ils travaillent. C’est, dans la démarche d’un projet et d’une conception, un moment toujours délicat à gérer, peut être même une difficulté. Mais cela les obligera à se positionner de manière encore plus forte et argumentée. Cependant la variété des thèmes et la multiplicité des interprétations vont faire de ce projet un moment particulièrement intense, qui promet des échanges riches et une réelle ouverture sur le monde diversifié de l’expression créative.


samedi 6 septembre 2014

adicode: pari tenu

Voilà enfin le projet achevé, meublé, équipé; et prêt à accueillir le 4 septembre ses premiers visiteurs. Tout cela est en effet encore bien désert, immobile et blanc. Mais comme ce dispositif est pensé pour mettre en scène les gens au travail et l'imagination à l'oeuvre, se sont bien les usagers qui seront la couleur même du lieu. Attendons donc encore quelques semaines, le vrai spectacle des Adicodes va bientôt commencer. Et pour l'heure, profiter de ce temps suspendu et ces espaces tranquilles. Un an de travail s'achève, sereinement.



















vendredi 5 septembre 2014

En prônant le désamour de soi nous nous fermons aux autres.

Un article de Pascal Bruckner paru dans « l’histoire de l’Occident », hors série juillet 2014 des Atlas édités par Le Monde et La Vie.

Un procès est engagé contre le monde occidental dans lequel les Occidentaux, en tout premier, sont partie prenante. L’Europe serait l’homme malade de la planète qu’elle infecte de ses pestilences, et l’Occident, cette alliance du Vieux et du Nouveau Monde, serait une machine sans âme qui a mis l’humanité en coupe réglée. Notre crime tient en quelques mots : le colonialisme, l’esclavage, l’impérialisme, le capitalisme, le fascisme, le communisme. Six fléaux, comparables aux cavaliers de l’Apocalypse et qui ont, chacun à sa manière, ravagé la planète. Nous devrions en permanence faire contrition, et comme il existe des prêcheurs de haine dans l’islam radical, il existe aussi des prêcheurs de honte dans nos démocraties, surtout chez les élites pensantes, et leur prosélytisme n’est pas moindre. A les en croire, nous serions responsables des malheurs du monde, que nous le voulions ou non, de la faim, des maladies, des catastrophes naturelles, des migrations que nous repoussons, par ailleurs, de manière égoïste. En quoi une certaine caste intellectuelle, sous nos climats, est bien la caste pestilentielle par excellence, continuatrice du clergé de l’Ancien Régime. Ses membres, il faut les appeler par leur nom : les fonctionnaires du péché originel.

Pauvre Europe : aujourd’hui comme hier, il monte d’elle une puanteur de charogne, son passé adhère à elle comme une lèpre. Naître européen, c’est porter sur soi tout le fardeau de vices et de laideurs, c’est reconnaître que l’homme blanc a semé le deuil et la ruine partout où il a posé le pied. Exister, pour lui, c’est d’abord s’excuser. Il est en quelque sorte génétiquement déterminé à tuer, massacrer, violer, il a fait schisme du reste de l’humanité pour l’asservir.
Qu’est ce que l’Occident, finalement ? La figure même de Satan, dont la présence maligne corrompt toute chose, explique toutes les détresses. Vertige du panorama : l’explication par l’Occident ou l’Amérique permet d’embrasser la totalité du réel, d’excuser toutes les atrocités des autres peuples. L’Euro-Américain est à la fois maudit et indispensable : grâce à lui tout devient clair, le mal a un visage, une adresse. Et puisque nous ne croyons plus  dans le royaume de la rédemption, puisque l’Asie, l’Afrique et l’Amérique ont cessé (provisoirement) d’être les territoires du rachat, ne nous reste qu’à battre notre coulpe jusqu’à la nausée.
Une partie du monde, la nôtre, est donc occupée de façon obsessionnelle à se forger une hautaine statue de tortionnaire. Dès l’enfance, nous sommes dressés à la pédagogie de l’autoréprimande. La passion critique qui avait pour fonction de délivrer l’individu des préjugés est devenu le préjugé le mieux partagé. Mais au-delà d’un certain seuil de vigilance, la raison se transforme en scepticisme destructeur. Quand le doute devient notre seule foi, il se met à dénigrer toute l’énergie que la foi mettait jadis à vénérer. Nous répugnions alors à défendre nos sociétés : plutôt nous étrangler que de manifester un tant soi peu d’attachement.

Double erreur : en érigeant le désamour de soi en principe directeur, nous nous fermons aux autres. C’est un contresens de penser que l’autodévalorisation va nous engager sur les chemins de la bonté ou du dialogue. Dans la haine de soi, l’Autre n’a pas sa place. C’est un rapport narcissique où l’Arabe, l’Africain, l’Indien, le Chinois sont convoqués à titre de figurants dans un interminable règlement de compte : ce pourquoi nous assistons à la conjonction du remords et de l’égoïsme le plus rassis. L’aigre persiflage de soi cache mal notre insensibilité ou notre mépris des cultures lointaines, nous rend impossible l’amour de l’autre homme.
Comment pourrions-nous admirer les métaphysiques grandioses du soufisme, de l’hindouisme, du bouddhisme, comprendre les traditions étrangères si nous ne commençons par piétiner les nôtres dans une sorte d’ignorance militante ? Méfions-nous de qui n’attache du prix à l’étranger que par dédain envers soi : l’aversion qu’il porte finira par rejaillir sur ses sympathies. Redevenons les amis de nous-mêmes pour l’être à nouveau d’autrui.

L’Europe contemple donc, chagrinée, le tas d’ordures qu’elle est devenue elle-même, cette « vallée d’ossements » (Hegel) qu’est son histoire. Mais elle fait de cette dernière une lecture partielle et délibérément taciturne puisqu’elle n’en retient qu’un seul aspect, le pire. Cette hypermémoire qui la taraude est en fait très sélective et ressemble à de l’amnésie. Elle oublie simplement que dans sa chronologie, il n’y a pas que « des fleuves de sang et de boue », il y a aussi, il y a surtout la progression du droit et de la démocratie. L’Europe a plutôt vaincu ses monstres, l’esclavage a été supprimé, le colonialisme abandonné, le fascisme défait, le communisme mis à genoux. En définitive, le préférable l’a emporté sur l’abominable. L’Europe c’est la Shoah plus la destruction du nazisme, c’est le goulag plus la chute du mur, l’empire puis la décolonisation, l’esclavage et son abolition, c’est à chaque fois une violence précise non seulement dépassée mais délégitimée, c’est une double avancée de la civilisation et du droit.
Nous devrions être fiers de nous-mêmes contre nos crimes, parce que nous les avons reconnus et refusés. Au bout du compte, la liberté a plutôt triomphé de l’oppression. Un continent ne peut s’identifier éternellement à ses tortionnaires, à ses traîtres, à ses voyous ou sacraliser ses vainqueurs, ses fusillés, ses martyrisés. Il doit d’abord célébrer ses héros, hommes et femmes qui, aux moments critiques ont osé résister, ont permis à un peuple de se redresser. L’Occident fut coupable de nombreuses abominations, mais lui-seul a su se mettre à distance de sa propre barbarie. On aimerait que d’autres régimes, d’autres civilisations s’inspirent de son exemple. Le plus beau cadeau que l’Europe puisse faire au monde, c’est de lui offrir l’esprit d’examen qu’elle a conçu et qui l’a sauvé de tant de périls. C’est un cadeau vénéneux mais indispensable à la survie de l’humanité.

Pascal Bruckner né en 1948 à Paris est romancier et essayiste. Parmi ses ouvrages publiés, « La tyrannie de la pénitence, essai sur le masochisme occidental » (Grasset 2006) est un réquisitoire contre l’esprit de contrition qui marquerait des sociétés d’Europe, réflexion inaugurée avec « le sanglot de l ‘homme blanc. Tiers-monde, culpabilité, haine de soi » (Seuil, 1983).



Qu’est ce qui ne fonctionne plus ?

Un article de Jean-Claude Guillebaud paru dans « l’histoire de l’Occident », hors série juillet 2014 des Atlas édités par Le Monde et La Vie.

De partout monte la même interrogation. Elle se formule ainsi : toutes nos certitudes – égalitaristes, laïques, progressistes, individualistes, raisonnables, critiques, etc – ne seraient-elles pas  le dernier avatar d’une domination occidentale et judéo-chrétienne réinventée ? En souhaitant refonder ces principes pour mieux les affermir et les universaliser, ne reconstituons-nous pas, sous couvert de bonne volonté démocratique, une sorte de néocolonialisme ? Au-dehors comme au-dedans, parviendrons-nous – et devons-nous – imposer encore notre vision de l’homme et de l’univers ? Rien n’est moins sûr. La réalité occidentale ne rayonne plus comme avant. Pire : elle est parfois considérée comme toxique.
A cela mille raisons. La fin de l’idée de progrès, sur laquelle brodent volontiers les éditorialistes, est un sentiment répandu. Le salut judéo-chrétien a été mis à mal par la sécularisation ; l’eschatologie marxiste et les « lendemains qui chantent » font justement horreur ; le projet humaniste s’est abîmé dans l’épouvante des deux guerres mondiales et de la shoah ; la promesse scientifique se fracasse sur des catastrophes en série, qu’elles soient nucléaires, écologiques ou médicales. L’avenir occidental semble ne plus rien promettre.
Ajoutons l’évocation récurrente de la « duplicité » occidentale que les travaux des auteurs anglo-saxons des postcolonial studies ont mis en évidence. Duplicité ? Si le passé colonial suscite encore du ressentiment à travers le monde, c’est d’abord parce que l’Occident s’y montra infidèle aux valeurs dont il assurait être le messager. Il procéda comme un libérateur qui opprime, un civilisé qui massacre, un humaniste qui asservit. Or, cette duplicité perdure. Bien des interventions militaires d’aujourd’hui, au nom des « valeurs à défendre », dissimulent des calculs plus intéressés.

Du même coup, deux phénomènes culturels, radicalement contradictoires, se télescopent sur la scène mondiale depuis une vingtaine d’années. D’abord une fascination continuée, envers et contre tout, pour la modernité occidentale, fondée sur al démocratie, l’économie de marché et le consumérisme. Partout, de Pékin à Hanoï, Mexico ou Lagos, l’abondance, la liberté individuelle, la musique, la télévision et la consommation effrénée suscitent une attirance et une volonté d’imitation. Le capitalisme séduit, la modernité éblouit et provoque la convoitise.
Dans le même temps cependant des refus se manifestent, souvent par la violence ou le terrorisme, et dans le meilleur des cas par un retour instinctif vers la tradition ou la religion réinventée dans sa forme la plus archaïque. Ce qui est alors dénoncé, ce ne sont pas seulement les insuffisances du modèle culturel et social que nous incarnons – inégalités, dureté sociale, atomisation individuelle, capacité destructrice – , c’est aussi un impérialisme d’un type nouveau, fondé sur une étrange sûreté de soi. Comme si l’Occident se trouvait prisonnier de sa propre victoire.
Il est vrai qu’ajoutée en quelque sorte à la démocratie, une arrogance d’un type nouveau a surgi, tout armée de l’effondrement du communisme en 1989. Le capitalisme victorieux, en toute bonne conscience, s’est senti à nouveau dépositaire du destin planétaire, comptable et artisan de l’émancipation universelle, avant-garde assermentée du mondialisme en marche. Campé face aux replis culturels de l’Arabie ou de l’Asie Mineure, dressé contre les frilosités nationales de l’Est ou les rémanences du fanatisme religieux, l’Occident se comporte depuis lors comme s’il refoulait désormais son propre désarroi, ignorait le vide dont il se sait – aussi et malgré tout – porteur. Voilà ce que dissimulent les élucubrations au sujet du « choc des civilisations ».

Il faut sans doute remonter assez loin dans le temps pour retrouver un triomphalisme aussi entier. La modernité occidentale tend à diaboliser ce qui la conteste, à négliger ce qui la questionne, à combattre ce qui lui résiste. Comme si, toute critique oubliée, toute déréliction conjurée, elle retrouvait face à l’autre la certitude qui lui fait défaut face à elle-même. Dans un célèbre article de la revue Esprit paru en 1991, le philosophe Cornelius Castoriadis (disparu en 1997) n’avait pas tord de poser la question en ces termes : pourquoi nos sociétés riches et libres sont-elles devenues incapables d’exerces durablement une influence émancipatrice sur le reste du monde ? Pourquoi la modernité dont nous sommes les messagers se trouve-t-elle récusée ou combattue un peu partout sur la planète ? Qu’est-ce qui ne fonctionne décidément plus ?
Pour répondre à la question, on convoque sans relâche la persistance de l’obscurantisme, la régression intégriste, les complots du terrorisme, le désenchantement du sous-prolétariat du tiers-monde ou l’imposture des dictatures tropicales. C’est une démarche consolatrice, mais très insuffisante. Si la crise de l’Occident, son « délabrement » écrivait Castoriadis, explique qu’il ne rayonne plus, reste à se demander à quoi tient en dernière analyse cette panne d’influence ? Comment s’explique cette insuffisance qui vaut à l’Occident d’être perçu come repoussoir plutôt qu’un modèle ?
Chacun de nous en son for intérieur connaît la réponse. Si l’Occident est en crise, c’est parce qu’il a cessé d’exercer sur lui-même la capacité critique qui le constituait (et l’a construit depuis des siècles au point d’en faire le point fondateur de son identité unique – note personnelle). « Notre siècle, s’exclamait jadis Emmanuel Kant, est le siècle propre de la critique, à laquelle doit se soumettre ». L’Occident, de ce point de vue, a bien rompu avec Kant. Il a fait de sa modernité et de la mondialisation libérale non plus un questionnement mais un privilège et une injonction, non plus une précieuse subversion mais une idéologie conquérante. Il tend à se barricader dans la dénonciation de l’autre, qu’il soit chinois, indien, africain, arabe. Comme s’il se trouvait désormais bétonné, clos sur lui-même, inaccessible à l’interrogation de soi-même par soi-même et autrui. Faisant cela il se communautarise à sa manière et devient du coup infidèle à cela-même qui le constituait, humanisme qui hier encore fascinait le monde.

Jean-Claude Guillebaud, né en 1944 à Alger est écrivain, journaliste et essayiste. Dans « Le commencement d’un monde » (2008) il traite du désarroi contemporain ; et propose de comprendre avec « la refondation du monde » (1999) ce qui fonde la civilisation occidentale et judéo-chrétienne pour mieux s’en réapproprier les valeurs positives. Dernier ouvrage paru : « Je n’ai plus peur » (L’Iconoclaste ed, 2014).