lundi 9 mars 2015

Philologische Bibliothek der Freien Universität Berlin : Norman Foster, 2005


La métaphore du cerveau peut paraître facile comme point de départ pour créer un lieu de pensée et de haute culture. Mais à la Bibliothèque de Philologie de l’Université Libre de Berlin, elle produit des formes et des espaces indiscutablement réussis. Rien à dire sur la géométrie courbe du plafond lumineux qui accélère les points de fuite et trouve son équilibre dans la régularité de ses modules. Rien à dire également sur l’ondulation en périphérie des plateaux, où sont placés les postes de travail : du blanc devant soi, les rayonnages remplis de savoir dans son dos, et toi qui penses là, dans cet entre-deux souple. Rien à dire enfin sur la lisibilité constructive du bâtiment, installé dans une des cours de l’université. Une structure béton pour les réserves et les espaces de travail, une maille métallique pour l’enveloppe à double peau, voilà qui permet un chantier gérable dans un site exigu. Oh ? des pots qui traitent ça et là ? le toit fuit ? Bon… en soi c’est déjà agaçant. Mais vu l’élégance de l’ensemble, qu’est ce que ça doit être contrariant…




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